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Les alliés doivent soutenir la Turquie contre le terrorisme (étude)

Article du porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin publié dans le journal Daily Sabah du 27 janvier 2018.

Les alliés doivent soutenir la Turquie contre le terrorisme (étude)

Tout comme la Turquie soutient ses alliés dans leur lutte contre le terrorisme, ils devraient soutenir la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme, qu'il s'agisse de Daesh, du PKK ou de l’organisation terroriste guléniste FETÖ.

La Turquie a lancé l'opération Rameau d’olivier le 20 janvier pour épurer la zone d'Afrine en Syrie de l’organisation terroriste PKK/PYD-YPG. Alors que certains alliés occidentaux considèrent cette opération comme une certaine distraction en vue de se dérober à la lutte contre Daesh, celle-ci est en parfaite conformité avec l'objectif d'éliminer toutes les menaces terroristes de la Syrie et de protéger l'intégrité territoriale de ce pays.

L'opération Rameau d’olivier est une opération entièrement légitime dans le cadre du droit de légitime défense garanti par l'article 51 de la Charte des Nations Unies. Les villes turques de Hatay et Kilis ont fait l'objet de plus de 700 attaques depuis Afrine ces dernières années. En outre, le PKK utilise la zone comme terrain de recrutement et d'entraînement. Le PYD et les terroristes de l’YPG qui lui sont affiliés, ont pris le contrôle d'Afrine et des zones environnantes en prétextant la lutte contre Daesh. La réalité est qu'ils ont utilisé la menace de Daesh comme prétexte pour étendre leur contrôle illégitime et forcé du territoire syrien, afin d'établir une sorte de région autonome et éventuellement une structure étatique indépendante. La Turquie ne peut pas permettre que cette situation aille plus loin.

Aucun pays ne conteste la légitimité de l'opération Rameau d’olivier. Certains pays ont exprimé leurs préoccupations quant à l’ampleur et la durée de l'opération, et ont demandé à la Turquie d'éviter les pertes civiles. Rien ne nécessite ces préoccupations. Les données concernant l'opération Bouclier de l’Euphrate menée par la Turquie sont très claires. Les forces turques ont nettoyé les zones entre Jarablus et al-Bab des terroristes de Daesh, évité les victimes civiles et rendu la région à ses propriétaires légitimes, c'est-à-dire aux communautés syriennes locales. La Turquie n'a aucun intérêt à occuper la Syrie et n'a jamais entrepris une quelconque démarche pouvant suggérer une telle volonté.

Ceux qui ne voient pas la menace de l’YPG en Syrie commettent une erreur historique. Tout comme Al-Qaïda, Daesh et Boko Haram, le PKK est une organisation terroriste et ses affiliés syriens (PYD et YPG) ne sont pas différents. La lutte contre l’YPG en Syrie et en Irak n'est pas une distraction pour éviter la lutte contre Daesh. Au contraire, elle sert à éliminer toutes les formes de terrorisme dans la région.

La Turquie a toujours été ouverte et claire à propos de la menace du PKK en Irak et de l’YPG en Syrie. Elle a soulevé la question avec les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et les pays voisins. Cependant, le fait que les alliés n'aient pas compris l'urgence de la question, n'empêche pas la Turquie de prendre des mesures en vue de protéger ses citoyens et ses frontières. D’ailleurs, ce n'est pas un problème qui n’intéresse que la Turquie. L'élimination des réseaux terroristes en Irak et en Syrie est également nécessaire pour le peuple de ces pays, et pour protéger leur intégrité territoriale et leur unité politique.

Contrairement à la propagande du PKK, l'opération Rameau d’olivier ne vise pas les Kurdes en Syrie, mais une organisation terroriste. Le PKK ne représente pas les Kurdes et ne peut pas parler en leur nom. Il existe des millions de Kurdes qui rejettent l'idéologie marxiste-léniniste à l'ancienne du PKK ainsi que ses tactiques terroristes. En outre, le PYD et YPG oppressent le peuple de la Syrie, y compris les Kurdes, les Arabes et les Turkmènes au nom de la lutte contre Daesh. Leur objectif principal n'est pas de combattre Daesh, mais d'établir une structure étatique par la force et l'oppression. Le monde devrait se réveiller face à cette simple réalité.

L'administration américaine avait déclaré qu'une fois la menace de Daesh terminée, ils ne soutiendraient plus le PYD et l’YPG. C'est ce que le président américain Donald Trump avait déclaré au président Recep Tayyip Erdogan lors de deux appels téléphoniques les 24 novembre et 24 janvier. Pourtant, le soutien militaire américain à l’YPG se poursuit, ce qui soulève de sérieuses questions sur le but ultime de cette politique. Renforcer un réseau terroriste en Syrie constitue non seulement une menace pour l'OTAN mais compromet aussi l'intégrité territoriale et l'harmonie ethno-sociale de la Syrie.

Ankara considère Daesh comme une organisation terroriste et a lutté contre elle à la fois dans le cadre de la coalition internationale et à titre individuel, mais elle s'attend aussi à ce que ses alliés traitent le PKK et ses branches de la même manière. Ce n'est qu'avec cette compréhension que les tensions actuelles entre les alliés de l'OTAN et la Turquie seront surmontées.

Tout comme la Turquie soutient ses alliés dans leur lutte contre le terrorisme, ils devraient soutenir la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme, que ce soit contre Daesh, le PKK ou l’organisation terroriste guléniste (FETÖ). C'est ce que nécessite une véritable alliance et amitié.

 


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