L'Europe, se dirige tout droit vers la catastrophe (analyse)

Quelle que soit la relation de cause à effet, aucun groupe ou activité terroriste ne peut être considéré ou montré comme étant innocent.

L'Europe, se dirige tout droit vers la catastrophe (analyse)

Le monde est devenu unipolaire après l’écroulement du bloc de l’Est. Les accords de Yalta signés en 1945 ont redessiné le monde qui est aujourd’hui dans une sérieuse impasse.

La guerre civile a éclaté en Yougoslavie suite à la proclamation de l’indépendance de la Slovénie le 2 juillet 1990, signalant le début de la fin de l’ordre créé par les accords de Yalta.

Cette fin a été très sanglante. Le plus grand génocide contre les musulmans de l’histoire a été perpétré en Bosnie-Herzégovine. Ce génocide s’est déroulé devant les yeux de l’Occident, d’ailleurs certains massacres ont littéralement eu lieu sous la surveillance des armées européennes.

La justice hollandaise a jugé en juillet 2014 que son armée est responsable du massacre de près de 10.000 Bosniaques musulmans par les Serbes à Srebrenica.

L’Europe qui avance que la démocratie est au cœur de la consécration de la vie humaine, avait fermé ses frontières à plus de 500.000 Bosniaques leur demandant refuge pour fuir le massacre commis par les Serbes. L’Autriche, l’Allemagne et l’Italie ont constitué pour la première fois après la Seconde Guerre mondiale une patrouille frontalière 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 et une ligne de sécurité continue. Les civils bosniaques qui n’ont pas trouvé de refuge, ont été massacrés par les Serbes.

L’intervention de l’Otan à la guerre civile en Yougoslavie avait fait naître une lueur d’espoir. Mais l’occupation par les Etats-Unis de l’Irak en 1991 puis de l’Afghanistan avec l’allégation d’armes nucléaires, a entraîné le monde dans la spirale du terrorisme.

La relation de cause à effet des actes terroristes qui se déroulent de nos jours est débattue dans le monde islamique et oriental mais aussi sérieusement en Occident. Quelle que soit la relation de cause à effet, aucun groupe ou activité terroriste ne peut être considéré ou montré comme étant innocent.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan essaie de relater avec insistance à ses alliés occidentaux depuis des années le caractère global du terrorisme. Il signale que ceux qui soutiennent le terrorisme retrouveront un jour ce fléau à leurs portes.

La Turquie a perdu des dizaines de milliers de citoyens à cause de l’organisation terroriste séparatiste PKK et sa version syrienne le PYD-YPG. L’origine occidentale de la quasi-totalité des armes, missiles et roquettes saisies par les forces de l’ordre turques lors des opérations menées contre l’organisation terroriste PKK et ses branches, doit sans doute avoir une réponse.

La Turquie lutte seule contre le terrorisme depuis environ un demi-siècle. Elle a été abandonnée par plusieurs alliés occidentaux dans cette lutte. Au-delà de tout cela, plusieurs pays européens alliés de la Turquie à l’Otan, sur le plan politique et commercial, accueillent des terroristes sur leur territoire.

Dans les mois précédents, les officiers terroristes gulénistes au sein de l’armée turque ont entrepris une tentative de coup d’Etat, massacrant des centaines de personnes et en blessant des milliers d’autres. Ces officiers terroristes qui ont tué tant de civils, ont été littéralement accueillis sur tapis rouge par plusieurs pays européens, notamment l’Allemagne.

L’Etat turc a demandé à plusieurs reprises à l’Allemagne l’extradition de près de 4500 terroristes et suspectés de terroristes. Le gouvernement et l’Etat allemands ont ignoré à chaque reprise ces appels.

Fehriye Erdal, une terroriste connue dans le monde entier pour avoir tué un homme d’affaires en Turquie, est littéralement traitée comme une hôte en Belgique depuis vingt ans. Il doit y avoir une réponse au fait que tous les terroristes qui ont tué des soldats, des policiers, des enfants, des femmes et des personnes âgées en Turquie, soient accueillis en Europe et pas dans les pays orientaux.

Il y a aussi cette contradiction ; le monde occidental, notamment l’Europe accuse constamment l’Orient d’assurer une source au terrorisme. Je me demande comment nos alliés occidentaux pourront expliquer cette contradiction à leurs propres enfants ?

Il y a quelques jours, le terrorisme a montré son visage hideux en Angleterre, allié de la Turquie. Les pays clés de l’Europe comme la Suède, l’Allemagne, la Belgique et la France ont connu la même expérience. Des centaines de civils innocents ont été massacrés.

Jusqu’hier, les bombes explosaient dans les villes et capitales orientales et tuaient des civils innocents, mais aujourd’hui les capitales occidentales sont devenues aussi ouvertes aux attaques terroristes que celles de l’Orient.

Le terrorisme n’est plus un crime issu d’un seul centre ou d’une région précise s’étendant dans le monde entier. Nous commençons à lire des informations sur les attaques locales et régionales mais aussi les attaques terroristes individuelles. Il semble que ce fléau continuera de se répandre dans le monde.

En effet, les puissants de ce monde mettent en avant-plan leurs propres intérêts nationaux et politiques ainsi que leurs craintes au lieu de la bonne exploitation des mécanismes de justice. Ces efforts poussent certaines sociétés et des individus vers la violence. Ils ont essayé de légitimer les actes terroristes sanglants menés pour terminer le régime soviétique sous l’image de la « violence révolutionnaire ». Mais actuellement ils ne ressentent plus le besoin de se camoufler sous une autre image pour commettre des actes terroristes.

Dans une période où le terrorisme prend autant sous son emprise le monde et la vie des individus, les pays membres de l’Union européenne accueillent malheureusement plusieurs organisations terroristes. Les terroristes qui ordonnent la mort ou ont massacré des milliers de civils en Turquie, en Irak, en Iran ou en Syrie, peuvent se réfugier dans ces pays.

D’ailleurs, nos alliés européens se comportent si négligemment en matière de terrorisme, qu’ils ouvrent grand leurs portes aux officiers et généraux turcs qui ont tué des centaines de civils en entreprenant une tentative de coup d’Etat, le 15 juillet 2016.

Ils délivrent des passeports diplomatiques aux terroristes vêtus de la robe de juge qui sont à l’origine de la mort de plusieurs personnes et qui ont ruiné la vie d’autres personnes en ayant formé des complots en Turquie, et ne les remettent pas à la justice. Pourtant, toute résistance à la justice provoquera immanquablement un malaise social, c’est un fait sociologique.

Le passage à l’acte terroriste d’individus isolés issus de sociétés prospères ou leur participation à Daesh, ne peut être uniquement expliquée par « l’ostracisme ». Le manquement aux besoins des individus dans le domaine de la justice entrouvre la porte de la violence. Et aujourd’hui, malheureusement, plusieurs pays membres de l’Union européenne préparent leur propre catastrophe en raison de leur comportement.



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